Quelques uns ?

Tout le monde ?

Personne ?

PERSONNE, si l'on définit la vocation comme un appel de Dieu et qu'on estime que Dien n'existe pas. Aucun appel, aucune réponse.

TOUS, si l'on croit que Dieu s'occupe de tout le monde (création et providence) et qu'on donne un sens large au mot vocation. Dieu appelle tout homme, chacun, à réaliser le meilleur amour. Appel universel à la saintteté.

QUELQUES UNS, si l'on donne au mot vocation ce sens restreint mais précis d'un appel à un genre de vie qui n'est pas immédiatement dans l'horizon humain habituel : prêtre, religieux, religieuse, vie consacrée.

Dans ce dernier cas, comment sait-on alors qu'on est appelé? De deux manières parfois simultanées, parfois décalées: d'une part, un sentiment intérieur plus ou moins nourri de réflexion sur le sens de ma vie, de son utilitié, de son accomplissement. Je me pose la question. D'autre part, une suggestion extérieure, livre, ami, autre personne, internet... Mais cela ne suffit pas. La question doit se faire insistante en moi, même si je la repousse. Enfin, je dois m'aider d'une autre personne, souvent un prêtre. J'en saurai un peu plus. Pas d'une certitute mathématique. Mais assez pour m'engager. Le discernement est donc progressif et a besoin d'une aide pour identifier l'appel et y répondre.

 

La vocation est semblable à la « naissance d'un sentiment amoureux »1. Le sentiment amoureux dont il s’agit ne s’adresse pas au premier chef à une famille spirituelle, encore moins à l’un(e) de ses membres dont on aurait fait la connaissance, mais au Christ lui-même. On ne donne sa vie au Christ que si l’on se laisse envahir par lui, comme un amoureux se laisse envahir par la pensée de sa bien-aimée : présence mentale constante jusqu’à l’obsession, affection, désir de partager sa vie.

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Fr. Manuel Rivero o. p. Vice-postulateur pour la cause de béatification du père Lagrange

L’Évangile nous raconte l’ambition de la mère des fils de Zébédée, les apôtres Jacques et Jean, pour qui elle demandait à Jésus les meilleures places dans le Royaume des cieux imaginé d’une façon bien matérielle. La mère du père Lagrange n’a jamais orienté son fils vers la réussite mondaine ni même ecclésiastique. Attirée par la vie religieuse dans sa jeunesse, servante des pauvres, Élisabeth Falsan, devenue Mme Lagrange, se consacra à l’éducation chrétienne de son fils.  Au cours de son enfance et de sa jeunesse, Albert Lagrange a été façonné par les dialogues avec sa mère qui lui avoua avoir reçu très tôt comme une vision de sa vocation sacerdotale. Dans ses lettres, elle lui conseillait l’humilité et l’obéissance et elle n’hésitait pas à lui reprocher son caractère mou et indécis.

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Au cœur des années de célébration de son huitième centenaire (2006 pour les moniales, 2015 pour les frères), l’Ordre des Dominicains reste aussi méconnu que certains de ses membres sont célèbres. Qui connaît la vie de saint Dominique ? Qui pourrait présenter la vocation d’un Frère Prêcheur, d’une moniale, d’une sœur apostolique ou d’un laïc, tous dominicains ? Sans doute peu de gens, même chrétiens avertis.

Ce livre présente chacune des facettes de l’idéal dominicain : son fondateur, la vie religieuse en communauté, la prière, l’étude, la prédication, et aussi la famille dominicaine et les étapes de la formation. Il réfléchit sur les critères de discernement qui permettent d’authentifier le désir d’entrer dans l’Ordre. Certains « dossiers chauds » sont ouverts : la chasteté, l’institution, l’humour, la prétendue richesse des Dominicains, leur supposée intellectualité, leur humilité proverbiale. La vocation dominicaine demeure-t-elle une vocation glamour ou bien cède-t-elle à la tentation people ?

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fr. Guy Touton op ;  Artège, avril 2012, 596 p ; 39 €
Appuyé sur des travaux d’exégèse solides, confrontant les interprétations, fouillant les données de l’histoire, dans un esprit de rigueur théologique, ce livre voudrait aider à approcher la personne de Marie. Les questions typiquement modernes de la virginité de Marie, des frères de Jésus sont abordées de façon originale et exhaustive. Les questions épineuses du mal, du péché, originel et personnel, de la mort, de la souffrance, du statut de l’Adam originaire face aux découvertes de la paléontologie, sont confrontées à la lumière essentielle des Écritures. Le sacerdoce des femmes n’est lui, non plus, pas oublié. Ainsi, notre auteur par le mariage d’un style étonnamment poétique et d’une rigoureuse théologie visite le mystère marial. Nous entrons pas à pas dans le dessein divin, dans le drame du mal qui mine le monde, dans l’intimité spirituelle d’un petit couple juif, dans le véritable sacerdoce que fut la vie de cette Femme, dans la grâce aérienne qui accompagne les œuvres de l’Esprit, et couronne un être d’autant plus lumineux qu’il fut infiniment simple.

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Programme

Samedi 2 juin
1  À partir de 18 h : rencontre fraternelle de la Famille dominicaine autour du Maître de l’Ordre ; buffet. Au centre diocésain, 18, rue Mégevand, 35000 Besançon.
2 20 h 30 : Veillée de prière. Psaumes, chants, lectures de textes du père Lataste par un comédien. Prédication du frère Jean-Marie Gueullette op, vice-postulateur. Méditations à l’orgue par le frère Jean-Dominique Abrell op et soeur Helena Eun-Jin Jung op. Cathédrale Saint-Jean
3 Toute la nuit, pour ceux et celles qui le souhaitent, adoration eucharistique à Béthanie.

Dimanche 3 juin
1 Marche des jeunes : de Béthanie à Micropolis, départ à 9 h de Béthanie.
2 Toute la matinée : pèlerinage à Béthanie (Montferrand-le-Château) : nouvelle chapelle Lataste, exposition. Repas de midi à Micropolis (Parc des expositions) pour les participants inscrits à l’avance.
3 À partir de 14 h : témoignages, évocation artistique du père Lataste.
4 15 h : Cérémonie de la béatification à Micropolis, présidée par le cardinal Amato, préfet de la congrégation pour les causes des saints, et Mgr André Lacrampe, archevêque de Besançon.
5 Prédication du frère Bruno Cadoré, Maître de l’Ordre.

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Joie : Notre province a eu la grâce de la visite canonique du Maître de l’Ordre. Tout s’est passé dans un esprit profondément fraternel. La première expérience est celle de l’écoute. Le Frère Bruno a écouté longuement les communautés, les frères, les prieures moniales, divers membres de la famille dominicaine. La seconde expérience est encore une écoute : celle des paroles du Maître de l’Ordre pour aider la province dans sa vocation dominicaine. La mise en œuvre de ces paroles sera une grande grâce pour toute la famille dominicaine.

Tristesse : sur le territoire de notre province, un terrible drame meurtrier a éprouvé presque le monde entier : assassinats prémédités ; enfants sacrifiés ; soldats abattus. Les trois principales religions de France sont impliquées à travers les victimes. Chrétiens, Juifs, Musulmans ont à se soutenir dans une telle épreuve. A nous de redire notre amitié ; à nous d’exclure tout germe de violence dans nos paroles ; à nous d’éviter les ironies blessantes.

Mgr Robert Le Gall, lors de la messe de la paix en la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, le jeudi 29 mars 2012, citait Madame Eva Sandler, l’épouse du rabbin Jonathan et la maman de Arieh et de Gavriel :

« Je ne sais pas comment moi et les parents et la sœur de mon mari trouverons la consolation et la force de continuer, mais je sais que les voies de Dieu sont bonnes et qu’il nous montrera le chemin et nous donnera la force d’avancer. Je sais que leurs saintes âmes resteront avec nous pour toujours et je sais que très bientôt le temps viendra où nous serons de nouveau réunis avec la venue du Mashi’ah. Je crois de tout mon cœur en les mots du verset : L’Éternel a donné, et l’Éternel a repris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! (Job). Je remercie le Tout-Puissant pour m’avoir donné le privilège, aussi bref qu’il fut, d’élever mes enfants avec mon mari. Maintenant le Tout-Puissant a voulu les reprendre près de lui. S’il vous plaît, ajoutez de la lumière au monde en allumant les bougies du Chabbat, pour ajouter de la sainteté au monde. »

Joie : quand même, en ce temps pascal où le Christ Verbe fait luire sa lumière dans les ténèbres, toujours et encore, même là où les ténèbres ne l’ont pas saisie.

fr. Gilbert Narcisse, OP

Prieur provincial

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Le Symposium Thomiste se tiendra à la Sainte-Baume, du 4 au 5 juillet,  dans le prolongement immédiat des Journées Provinciales